Démarche Artistique : Anonyme

Dans mon roman, Kédibonaire, une des choses qui sautent aux yeux du lecteur après lecture c’est le fait que le personnage principale / la narratrice du livre n’a pas de nom.

Vous pouvez le télécharger gratuitement ici

Du début jusqu’à la fin du livre, elle n’est pas nommée, nul ne dit son nom et aucun indice n’est donné sur ce que ce nom peut être.

La raison principale pour laquelle j’ai choisi de taire ce nom, c’est mon envie d’emmener tous ceux qui me l’iront à s’identifier au personnage principal.

Puisqu’elle n’a pas de nom, elle est encore plus fictive qu’elle l’est déjà donc elle peut être tout le monde et n’importe qui, comme pour dire que ce qu’elle vit peut arriver à chacun d’entre nous, principalement aux lectrices.

La raison secondaire, la raison militante, était de pointer du doigt sans lever la main un fait : l’identité des femmes.

En effet, dans l’histoire l’on a retenu et divulgué beaucoup de nom d’hommes ayant accompli des exploits mais très peu de femmes.

Comme disait Virginia Woolf « Le plus souvent dans l’histoire, « anonyme » était une femme. »

Dans la vie de tous les jours, la femme existe à travers son père puis à travers son mari de par leurs noms qu’elle est obligée de porter.

Dans mon livre, contrairement à la femme, l’homme lui est connu et chaque fois que l’on veut parler de lui on peut le nommer : MOR.

Alors pour désigner la femme, la plupart des gens qui ont lu le livre et qui viennent m’en parler se retrouvent à l’appeler : LA FEMME DE MOR.

Pourtant les deux ne sont pas mariés et même si c’était le cas, n’a-t-elle pas son identité propre afin d’être identifié à travers quelqu’un d’autre ?

Les exploits de la femme sont rarement conter, combien de femmes ayant accompli des choses exceptionnelles sont envoyés aux oubliettes ?

Chose que Traoré Bintou Mariam tente chaque jour de rétablir avec sa page Matrimoine Africain qui m’a fait découvrir des guerrières et autres intellectuelles africaines dont j’ignorais l’existence, l’identité !

Dernièrement un grand petit débat a fait vibrer la toile ivoirienne au sujet durait que la loi autorisait l’épouse a donné son nom de famille à l’enfant en plus de celui de l’époux.

Les réactions des uns et des autres étaient plus que passionnées, entre ceux qui juraient sur la Bible le Coran et d’autres sur la tradition uniquement pour montrer leurs désaccords.

Dans une société juste, une chose aussi banale qu’un nom ne devrait pas être sujet à débat, car comme certains aiment le dire : il y’a plus important.

Malheureusement nous ne sommes pas dans une société juste donc nous sommes obligés de prendre position dans une affaire impliquant une chose aussi banale qu’un NOM.

Mes écrits tentent d’entraîner un questionnement auprès de ceux qui me lisent, questionnement qui je l’espère va aboutir à une prise de conscience de certains maux de notre société.

Réussis-je à atteindre cet objectif ? Je ne saurais y répondre avec certitude, toutefois des débats j’en ai plusieurs fois suscité.

L’épouse doit-elle prendre le nom de son époux ? Question assez simpliste. Qu’est-ce qui détermine l’identité d’une personne ? Question beaucoup plus complexe à laquelle nous devons essayer de trouver réponse.

Peut-être une réponse dans la seconde partie du roman ou peut-être la réponse dans un nouvel article sur mon blog. Je cogite un peu beaucoup.

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#Faisons_le_nous_mêmes

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