Nouveau Cycle : la boussole

Ce 31 Décembre 2019 marque la fin de l’année, c’est le moment de faire le bilan annuel et prendre de nouvelles résolutions. C’est la coutume.

Beaucoup plus que la fin de l’année, cette date marque pour moi la fin d’un cycle et c’est il n’y a pas longtemps que je me suis rendu compte que j’étais dans un cycle particulier de ma vie.

C’est en 2016 qu’à débuter ce cycle, plus précisément fin 2015 – début 2016, il y’a 3 ans. Pendant cette période de ma vie, à l’aube de mon vingtième anniversaire, j’ai entamé une grande remise en question de tout et de rien.

Cette remise en question est née d’un sentiment d’inutilité par rapport aux événements qui se déroulaient autour de moi, d’impuissance par rapport à ce qui se passait dans ma propre vie et de perdition par rapport au chemin professionnel que j’avais commencé à emprunter.

Il s’est passé tellement de choses, je pense qu’un jour mon biographe pourra mieux en parler que moi mais de façon brève nous avons :

– Création d’une ONG : Jeunesse Africaine Impliquée dans le Développement par l’Entrepreneuriat pour l’Afrique (JAIDE l’Afrique) [2016]

– Arrêt des études 2016

– Création d’une boutique en ligne spécialisée dans la vente de marques africaines : EMBHISTORE (2016)

– Reprise des études 2018

– Publication de livres : Who’s Dad (2017), Kédibonaire et In Da Club (2019)

Avec Chris Ndalla, fondateur de la marque KVSH interview pour le compte de JAIDE l’Afrique et il deviendra fournisseur de EMBHISTORE

Ce cycle qui se termine je l’ai appelé DÉCONSTRUCTION car durant cette période qui m’a semblé être une éternité, je n’ai pas cessé de désapprendre et j’ai tant bien que mal tenter de me construire.

Ce cycle est aussi celui des ÉCHECS, en 3 ans j’ai initié divers projets dans lesquels j’ai investi mon temps et mon argent mais qui n’ont malheureusement pas abouti à quelque chose de concret aujourd’hui.

De ces 3 dernières années, j’ai appris un certain nombre de choses qui me seront très utiles à l’avenir. C’est d’abord pour un rappel personnel que je vais condenser cela dans cet article et j’espère que ça pourra vous être utile.

1- Afficher son talent et être prêt à être exploité.e

La chose dont j’ai toujours été conscient depuis tout petit c’est que j’ai du talent, je ne savais pas trop quel était mon talent mais je savais que j’en avais.

Aussi, je n’ai jamais eu honte de m’afficher, de me mettre en avant, c’est ainsi que j’ai partagé mes pensées, mes réflexions sur internet, mes récits, mes poèmes et mes chansons entre autres.

Cela m’a permis d’attirer vers moi l’attention d’un certain nombres de personnes parmi lesquelles : des lecteurs / clientèles et des opportunistes / partenaires.

C’est ainsi que j’ai publié mon premier roman en 2017, j’ai travaillé avec Prodiges Saint-Auffret en 2018 pour son magazine (Loba Mag) et son émission télé (La Situation Prodiges), je travaille avec Ghislain NDH sur le projet Entrepreneur À Succès et bien d’autres.

Je vois énormément de personnes m’écrire dans le but d’apprendre de moi ou de m’apprendre des choses, de m’offrir des opportunités mais le manque de préparation m’a fait perdre beaucoup d’opportunités.

En 2020, je m’affiche partout et pour tous les contrats je suis partant.

En 2017, prestation musicale en solo dans une boite de nuit à Yamoussoukro

2- Le talent est inutile sans le travail

J’aime beaucoup une citation dont j’ai oublié l’auteur qui dit : « le travail bat le talent lorsque le talent ne travaille pas. »

La malédiction des personnes talentueuses c’est de se reposer sur leurs lauriers et moi à un certain niveau je me laisse aller de ouf !

Ce que nous faisons dans l’ombre compte plus que ce que nous montrons en pleine lumière. Mes résultats d’aujourd’hui sont le fruit de mois de procrastination intense.

Toutes ces heures passées devant la télé ou le téléphone à ne pas écrire ce livre, à ne pas rédiger ce projet, à ne pas faire ce qu’il était nécessaire de faire pour être meilleur, être prêt et saisir les opportunités.

S’il faut dresser un bilan, dans l’ensemble je dirais que c’est positif, j’ai pu produire d’excellents résultats malgré la procrastination et autres turbulences comportementales.

Alors j’imagine à quel niveau je serai si j’avais pris le temps du travail, le temps de la préparation, le temps de l’amélioration !

Je ne savais pas où mettre cette photo, nous sommes en 2018 pour la Journée International des donneurs de sang

En 2020, je bosse comme à l’usine et toutes les opportunités je les extermine.

3- Internet est illusoire, tout se passe dans le monde réel

Petite séance infographie pour la campagne contre la masculinité toxique initié en Novembre 2019

Sur le net, particulièrement sur Facebook, j’ai une vie assez turbulente je dirais même tumultueuse. Je me positionne en dénonciateur, éducateur, réformateur et j’en passe parce que je suis convaincu et conscient de l’urgence du changement car la détresse sociale surtout chez moi au Congo est grande, grandissante.

Mais une fois que je coupe internet je suis juste Gloire, un type possédant un téléphone, ma vie n’est pas véritablement à l’image de mon compte Facebook.

Ce n’est pas pour me culpabiliser car je trouve normal qu’il y ait ce décalage. Les réseaux sociaux étant ce qu’ils sont, nous ne pouvons pas nous empêcher de les façonner à l’image qui nous convient et généralement c’est éloignée de nos réalités.

Par contre lorsqu’on aspire à être un acteur du changement dans la société, il faut que les actions ou les positions prises sur les réseaux sociaux soient effectives dans le quotidien ainsi notre impact est plus considéré.

En 2020, je débarque avec ma grande gueule dans vos vies et dans vos villes.

Critiquer sur les réseaux sociaux ce n’est pas de l’activisme.

Barack Obama

4- Entretenir des rapports sains avec l’argent

Je n’ai pas fait le compte avec précision mais je pense avoir investi prêt de 1,5 million de FCFA (24 million de Franc Guinéen 🙆🏾‍♂️) dans mon auto-éducation et mes rêves (entrepreneuriat, littérature) de 2016 à aujourd’hui.

De ces investissements, je n’ai eu aucun retour financier conséquent pour la simple et bonne raison que je me désintéresse un peu trop de l’argent.

D’ailleurs ce n’est pas dans l’optique de gagner que j’investis c’est uniquement pour me débarrasser de mon argent.

Je suis mal à l’aise lorsque j’ai beaucoup de sous, je me sens mieux avec les poches vides. C’est extrêmement dangereux comme état d’esprit, surtout dans un monde où il faut de l’argent pour assouvir les envies et les besoins.

L’argent c’est mieux d’en avoir sans en avoir besoin que d’en avoir besoin sans en avoir.

Le Magnifique

En 2020, l’argent sera mon meilleur ami et je ne le lâcherai pas.

5- Avoir un plan, suivre le plan, poursuivre le plan

Ce qui m’a le plus fait défaut durant ces 3 dernières années c’est que je n’avais aucun plan, j’avançais sans savoir où aller.

La conséquence de ce manque de plan est que je ne suis pas arrivé où j’espérais arriver car l’absence de plan n’est pas l’absence d’objectif mais un objectif sans plan n’est rien d’autre qu’un souhait.

Cousin si tu ne planifies rien, tu planifies ton échec.

Youssoupha

J’ai perdu beaucoup de temps à hésiter, tourner en rond, être indécis sur des sujets primordiaux.

Étant dans le domaine de la construction, je suis bien placé pour savoir que l’on ne construit pas sans plan. C’est important, utile, essentiel, nécessaire, primordial, tout ce que tu veux, à la réussite.

En 2020, j’ai un plan et je vais respecter le plan.

L’absence de plan n’est pas l’absence d’objectif mais un objectif sans plan n’est rien d’autre qu’un souhait.

6- Savoir s’entourer, savoir déléguer

Seul ou accompagné ? J’ai choisi d’être accompagné. Dans chaque projet que j’ai initié, j’avais un ou des cofondateurs. Je n’ai jamais vraiment bossé seul sur un projet.

Cependant malgré la présence de collaborateurs, j’ai toujours tout fait seul. Pas parce que les autres avaient moins de volonté mais parce que je considérais que c’était mon projet donc c’était à moi de tout faire.

En gros, on peut vite se sentir inutile en bossant avec moi. Je suis un très mauvais associé.

En vérité j’aime tout faire seul mais c’est la peur qui me pousse à m’associer à d’autres sur des projets. Je me sens illégitime, je me sens impuissant, être entouré me donne l’illusion de contrôle, me rassure ainsi je peux seul me donner à fond pour tous.

En agissant de cette façon, j’entraîne les autres dans un gouffre et j’évolue dans leurs dos, ce qui est ouvertement malsain.

L’autre problème est que je choisis mes associés sur un critère subjectif : l’affinité. Le fait d’avoir des atomes crochus avec son partenaire d’affaires c’est bien mais n’a aucune valeur ajoutée dans un projet.

L’association, la collaboration doit se faire sur une base purement objective. C’est-à-dire travailler avec les personnes dont les compétences et/ou connaissances peuvent amener le projet de A à H.

L’avantage avec cette configuration c’est qu’il devient facile de déléguer puisqu’on est sûr des capacités de l’autre.

En 2020, je vais m’associer aux compétences et non à mes connaissances.

Avec Jérémie Massengo, cofondateur de EMBHISTORE

Pour conclure je dirais qu’au début de ce cycle, je rêvais d’être le capitaine d’un grand navire mais aujourd’hui j’ai compris que je suis en réalité la boussole.

La devise reste la même : Faisons Le Nous-Mêmes.

N’oubliez pas, rendez-vous en 2026.

Meilleure Photo De La Décennie ✌🏾

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s