Poly Love – Chapitre 1

Adam a voulu remettre sa « dangereuse » partie de jambe en l’air de la veille, j’ai décliné l’offre, je n’ai pas le cœur à faire semblant ce matin.

Je ne lui refuse pas la douche commune qu’il veut qu’on prenne. Il a encore essayé et j’ai dit non.

Adam : tu as vraiment apprécié hier que tu refuses de remettre le couvert ?

Il rit.

Moi : oh oui bébé tu m’as tellement épuisé hier que je ne tenais même plus sur mes jambes

Adam : je sais que j’ai assuré et prends des forces ce n’est rien par rapport à ce que je te réserve les jours à venir (clin d’œil)

Dans ma tête : seigneur, je ne vais pas subir ça très longtemps.

Moi : j’ai hâte mon cœur.

Il est sorti en sifflotant.

Non mais sérieux les gars vous pensez qu’un gros pénis fait déjà jouir ou quoi ? Adam possède un calibre énorme mais ne sait pas s’en servir. Ne dites surtout pas tu savais cela et tu l’as quand même épousé !

Non  je ne savais pas, nous avons vécus dans l’abstinence, bon lui plus que moi mais nous n’avons fait l’amour que le jour de notre mariage, lors de la nuit de noce.

J’ai été déçu, j’ai connu des pénis beaucoup plus petits et des choses beaucoup plus petites et qui ont su faire l’affaire mais Adam ? C’est un gâchis.

Nous prenons notre petit déjeuner à l’arraché, je laisse des conseils à Dominique, notre domestique et nous allons au boulot.

Rassurez-vous Adam et moi ne travaillons pas dans le même bureau.

Moi : bonjour Anna il n’y a pas de courrier pour moi ?

Anna c’est ma Secret-taire

Anna : non madame mais il y a votre amie Irma qui viendra vous voir à 10h à part ça rien d’autre.

Moi : ok. Merci ma chérie.

J’entre dans mon bureau, je m’installe et je contemple tout ce qui est autour de moi.

Je suis toujours émerveillée quand j’entre dans ce bureau il m’a fallu tellement de sacrifice pour atteindre ce niveau. Il n’y a rien de plus important pour une femme que le travail, c’est la seule chose qui vous apportera du réconfort et vous fera vous sentir unique et utile. Je rêve de créer une fondation et de financer les études de toutes ces jeunes femmes ambitieuses qui sont dans cette ville.

J’ai tellement de projet pour elles mais pas de financement. C’est triste.

Je me plonge dans la conception d’une affiche publicitaire pour un haut cadre de ce pays qui se présente aux élections municipales, il a déjà versé une grosse somme d’argent il faut que je m’y atèle.

Je suis tellement concentrée que je ne vois pas l’heure passée, je ne relève ma tête que lorsque Anna m’annonce la présence d’Irma.

Irma : depuis quand je dois être annoncée avant d’entrer ?

Moi : j’ai laissé des consignes.

On se fait un câlin.

Irma : je vois.

Moi : alors et ton voyage ça a été ?

Irma : plutôt bien ça aurait pu être meilleur mais c’est AIR Côte d’Ivoire

On éclate de rire.

Irma est ma meilleure amie depuis mes années fac en France. Elle est franco-béninoise et vit au bénin depuis un moment.

Moi : tu prends tes affaires et tu viens loger chez moi

Irma : what ?

Moi : tu vas loger chez moi, c’est un ordre madame Condé.

Irma : tu rigoles ? Je ne vais quand même pas cohabiter avec mon rival ?

Moi : ton rival ? Je séjourne bien dans ta maison à Cotonou avec Tony non ?

Irma : oui mais c’est différent, ça me fera mal de savoir que tu passes la nuit dans les bras d’un autre. Tu sais à quel point je t’aime.

Irma, Irma, Irma ! Toujours dans l’émotion, le romantisme et tout, je crois qu’elle oubli que nous sommes en Afrique et que deux personnes du même sexe n’ont pas le droit de s’aimer.

Si vous l’aviez vu à mon mariage, elle était en larme, le pire est qu’elle a augmenté la fréquence de ses pleures quand j’ai dit OUI à Adam.

Tout le monde était ému, car ils voyaient en cela une profonde marque d’amitié et d’attachement et pourtant madame ne pleurait que la perte de son amante. Morte de rire.

Elle a été heureuse quand je lui ai annoncé trois mois plus tard qu’Adam n’arrivait pas à me faire jouir, elle a sauté dans le premier avion pour Abidjan afin de me faire jouir.

Je me souviens d’à quel point c’était le feu, ce soir-là.

Elle s’est marié quelques temps après contrairement à elle, moi je n’ai pas pleuré, j’étais vraiment heureuse car cela rajoutait un peu plus d’excitant à notre jeu. Avant nous ne devrions pas nous faire prendre par mon époux maintenant il ne fallait pas qu’on se fasse pincer par son époux.

Irma : oh Lynes ?

Moi : oui ma puce ? Alors tu viens loger chez moi ?

Irma : on dort ensemble ce soir ?

Moi : on dort ensemble ce soir.

Nous avons discutés encore un moment puis nous sommes allées déjeuner dans un restaurant de la place. Nous étions attablées quand Irma me fit un signe de la tête

Irma : tu le connais ?

Moi : qui ?

Irma : le gars à la barbe taillé de près.

Moi : non du tout. Pourquoi ?

Irma (tirant la tronche) : il ne fait que te regarder

Je me retourne alors pour mater le personnage, plutôt bel homme, sûrement dans la trentaine, très frais avec le style BCBG décontracté que j’aime.

Il me fait signe de la main et je lui en fais aussi.

Irma (me tapant sur  la main droite) : lève la main gauche, exhibe ton alliance.

Moi : pourquoi ?

Irma : sinon il croira que tu es célibataire.

Moi : really ? C’est ce que tu fais à Cotonou ?

Irma : oui et ils comprennent bien le message en plus Tony est connu de toute la ville donc !

Moi : je vois.

Nous avons continués à parler de tout et de rien.

Nous nous sommes séparées à 14h, je suis retournée au boulot et elle à son hôtel pour récupérer ses affaires.

J’étais en plein dans le boulot quand Anna est rentrée avec un paquet en main

Anna : ceci a été livrée pour vous.

Moi : ah bon ? Qu’es ce que c’est ?

Anna : ouvrez-le.

Moi : je sais que tu l’as déjà fait petite curieuse.

On éclate de rire, j’ouvre le paquet et je tombe sur de la lingerie et des menottes de couleur rouge et une carte sur laquelle est écrit :

« Tu me manques ma puce, je pense sans cesse à notre performance d’hier. J’espère que tu es prête pour une autre encore plus géniale que celle d’hier, moi je suis prêt à te faire  voir le 8ème ciel. Mets ce petit cadeau pour ce soir. Je t’aime. »

Non Adam pas ce soir, non pas ce soir…

Avant que je n’oublie, je suis LYNES COUADOU épouse N’nako, j’ai 29 ans, je suis mariée, chef d’entreprise et bisexuelle.

Un autre point important : je me fous littéralement du problème que mon orientation sexuelle peut vous poser.

Ecrit par Yêrêne

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