L’EDUCATION SEXUELLE DES JEUNES HOMMES : MOYEN DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Le mois de la femme est passé, nous avons festoyé, des conférences ont été organisées, des dîners gala bref une myriade d’événements qui avaient pour la plupart un même objectif : LUTTER CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES.

Ce n’est pas hier que le 08 Mars a été désigné comme Journée Internationale des Droits de La Femme, sans refaire l’histoire de cette date retenons que cette année était la 41ème Journée Internationale des Droits de La Femme, mais le constat reste pratiquement le même concernant les violences faites aux femmes. Elles existent toujours, elles sont de plus en plus violentes et de plus en plus banalisées.

Le monde a été secoué par l’affaire Weinstein, faisant couler beaucoup d’encre et tomber beaucoup de tête. Weinstein est né vingt-cinq ans avant l’instauration par l’ONU de cette journée et la vulgarisation de la cause des femmes. En Afrique plus de 50% de la population est âgé de moins de 25 ans, en d’autres termes plus de 50% de la population africaine a grandi en célébrant chaque année la Journée Internationale des Droits de La Femme. Cependant, cette jeunesse est insensible aux droits des femmes et pis à la liberté sexuelle des femmes.

En effet les jeunes n’ont aucun respect pour les femmes, il n’est pas rare d’assister en milieu scolaire à des actes sexistes, au harcèlement, aux attouchements et bien d’autres pratiquent qui diminuent les femmes.  L’année dernière, une vidéo montrant le viol d’une fille par deux garçons a fait le tour de la toile en Côte d’Ivoire. Aucune sanction n’a été prononcée contre les jeunes garçons mais la fille fut renvoyée de son école. Ceci illustre bien à quel point la jeunesse est dépravée et inconsciente de la gravité des actes qu’elle pose. Cette inconscience s’explique par le manque d’éducation sexuelle.

C’est à l’adolescence, période où l’humain entre dans la puberté, que les premiers désirs sexuels se ressentent sous l’effet naturel des hormones dans le but de nous indiquer que nous sommes prêts à procréer. Tout ceci est naturel. Toutefois les adolescents sont perdus au cours de cette période de grand changement, la seule chose qu’on leur dit à propos du sexe est que c’est mal. Cette réponse est simpliste, dénuée de sens, éloignée de la réalité et complètement fausse. Un ado avec les hormones en ébullition qui pour la première fois de sa vie se réveille avec une érection tous les matins ne peut pas se contenter de la morale qui lui dit que le sexe c’est mal. Il lui faut plus.

L’éducation est l’un des piliers de la société, c’est à travers elle que la société prend forme, raison pour laquelle cette éducation doit être bonne et doit toucher des domaines divers et variés. Sous nos tropiques, le domaine sexuel est tabou donc laissé au placard.

Au cours de mon cursus scolaire, du primaire au secondaire, une seule fois j’ai été véritablement sensibilisé sur la sexualité. Cette sensibilisation concernait les dangers des rapports sexuels et les précautions à prendre pour éviter ces dangers. En gros ils sont venus nous dire que faire l’amour pouvait nous rendre malade et que si nous ne voulons pas tomber malade, soit nous faisons l’amour avec des préservatifs, soit nous nous abstenons. Simpliste et pas très instructif.

La mauvaise éducation, le manque d’éducation sexuelle est ce qui conduit certains à une dérive perverse. C’est parce qu’ils n’ont pas reçu d’éducation sexuelle que certains hommes ne pensent pas au plaisir des femmes, les femmes elles-mêmes ne savent pas qu’elles sont censées prendre du plaisir. Ce manque conduit d’autres à violenter les femmes.

La meilleure façon d’éviter qu’une femme soit à nouveau violée c’est de donner une BONNE EDUCATION SEXUELLE AUX JEUNES HOMMES.

Dans la pratique cette bonne éducation peut se faire par :

  • L’organisation d’ateliers / de conférences animés par des femmes pour sensibiliser les hommes aux comportements sexistes qu’ils affichent ;
  • La distribution de prospectus aux hommes sur les violences faites aux femmes ;
  • L’intégration au programme scolaire d’une sensibilisation plus approfondit à la sexualité.

Toutefois il ne faut pas se limiter à l’école mais aller aussi dans les familles et demander aux parents de casser le tabou et parler de sexe avec leurs enfants.

En appliquant ces quelques mesures, le harcèlement ainsi que les violences reculeront et nous aurons fait un grand pas vers le vivre ensemble.

Ecrit par Gloire Wanief le 10/04/2018

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