Saint-Louis et Moi

Ceux qui ont eu la grâce (oui, c’est une grâce) de lire Kédibonaire Ou Rien savent que l’histoire débute par un voyage, un voyage à Saint-Louis du Sénégal …

Ce voyage devait marquer le Nouveau Départ amorcé dans le dernier chapitre de Kédibonaire.

Dans le récit, Saint-Louis est la ville natale du grand-père de notre héroïne, c’est là-bas que ses grands-parents se sont rencontrés et aimés avant de s’installer à Dakar.

C’est là-bas que les parents de notre narratrice ont décidé de s’installer pour poursuivre leurs vies ensemble, une sorte de retraite anticipée.

Au-delà du livre, j’ai une histoire personnelle avec Saint-Louis.

Cette ville historique, j’en avais entendu parler lorsque j’étais au Congo, j’avais eu des bribes de son histoire et j’en étais tombé amoureux.

Un amour désintéressé et surtout un amour hésitant car je ne pensais pas réellement pouvoir un jour aller dans cette ville et je n’en prenais même pas l’initiative.

Je préférais l’admirer au loin jusqu’à même l’oublier complètement.

C’était sans compter sur mon professeur d’histoire de l’architecture, Xavier Ricou, qui en première année de licence nous parlait de cette ville mythique, me faisant redécouvrir pourquoi j’aimais cette ville.

Alors pour lui rendre cet amour, dans une tentative de rapprochement entre elle et moi, j’ai décidé de lui écrire, de la décrire.

Sans jamais y être allé, j’ai fait balader sur 3 chapitres le personnage principal de mon quatrième roman dans les ruelles de cette ville, contemplant avec grande émotion chaque merveille que l’on trouve dans ce lieu.

Aidé de Google Maps, de documents officiels et autres témoignages, j’ai vécu spirituellement quelques mois dans Saint-Louis.

Lorsque l’écriture de mon roman fût terminée en Septembre 2019, j’ai refermé le bouquin et je suis directement passé à autre chose, j’ai encore une fois oublié Saint-Louis du Sénégal…

Mais puisque le hasard n’existe pas et que la loi d’attraction est réellement réelle, en Octobre 2019 je suis contacté pour participer à un festival de Slam à Saint-Louis.

C’était la première édition du festival Slam Nomade initié par Hajar Thiam (slammeuse et écrivaine sénégalaise) et c’est grâce à Diamant Essou (slammeur congolais) que mon nom s’est retrouvé sur la liste des artistes.

3 jours, c’est le temps que j’ai passé là-bas !

3 jours comme le Christ et le quatrième, mon amour pour cette ville a été ressuscité.

Mais 3 jours c’est réellement insuffisant, je n’ai même pas eu le temps en 3 jours de marcher le Pont Faidherbe (ou le fumer) sur lequel mon personnage a failli perdre la vie dans Kédibonaire Ou Rien !

Ce festival m’a au moins donné envie de revisiter cette ville mais j’étais un peu découragé car ça me semblait coûteux tout ça…

Encore une fois, le hasard, qui n’existe pas, a agi dans ma vie et bam Astou Fall me contacte pour participer à son festival dénommé AFRITALEX.

Cette fois-ci, nous devrions passer presque une semaine dans cette ville, j’étais si heureux que je n’ai pas réfléchi à si j’avais d’autres occupations ou pas, j’ai dit oui sans hésiter et là j’ai véritablement pu profiter de la ville.

La seule chose que j’ai détesté à Saint-Louis c’est qu’elle soit exactement comme je l’avais imaginé, comme je l’avais ressenti.

Ce séjour m’a fait découvrir que son ancien nom est N’DAR, qu’elle est le saint siège de Mame Coumba Bang déesse des eaux protectrices de cette ville multiséculaire et ancienne capitale du Sénégal.

Nous étions en Novembre 2019 et je m’étais promis à moi-même qu’après la sortie de Kédibonaire Ou Rien en février 2020, j’y retournerai pour présenter mon livre.

Malheureusement le coronavirus est passé par là et j’ai perdu espoir de la revoir.

1 an après notre première rencontre, 1 an après la sortie de Kédibonaire Ou Rien, j’ai été appelé pour participer à un autre festival encore et c’est là que j’ai renoué avec cette ville. C’était en mi-Mars 2021.

Ce voyage a été un signal pour comprendre que les activités peuvent reprendre alors j’ai entamé une démarche pour pouvoir présenter prochainement mon livre là-bas.

Jusque-là tous les voyages sur Saint-Louis étaient financés par d’autres, il a donc fallu que je prenne l’initiative personnelle d’y aller et d’y séjourner.

Un sacrifice à Mame Coumba Bang, un investissement dans l’avenir.

Je prendrai le temps de vous raconter mon Road Trip dans les prochains jours mais avant retenez que cette ville et moi c’est l’amour fou.

Il n’existe pas au monde une ville que j’aime aveuglément comme celle-ci, une personne peut-être mais une ville non et je rêve tellement de pouvoir y présenter mon livre au moins une fois avant que la mort ne s’empare de moi.

Je sais que ce rêve deviendra réalité et je vais travailler durement pour que cela se fasse.

Les obstacles sont nombreux…

La première difficulté étant financière et la seconde étant une question de popularité.

Qui à Saint-Louis voudra venir me voir raconter mon escapade romanesque, mon aventure littéraire ?

Les aléas de l’indépendance, de l’autoédition …

Impossible de jouir du prestige de son écurie d’édition pour voir s’ouvrir des portes devant soi.

Je ne m’en plains pas car je sais que si je réussis à transcender ces difficultés je deviendrai invincible et même mieux une légende.

Le KOR TOUR est un projet de tourner pour présenter le roman Kédibonaire Ou Rien dans plusieurs villes africaines. Un projet certainement trop ambitieux, une folie des grandeurs que j’assume et que je vais rendre réel coûte que coûte.

Parce que je sais au plus profond de moi que de nombreuses personnes seront inspirées par cette réalisation et voudront se surpasser au point de faire mieux que moi et ça c’est un bel objectif à atteindre.

Alors si m’aider dans cette quête vous intéresse, sachez que je n’ai pas créé de cagnotte particulière mais vous pouvez toujours m’aider financière à travers un don sur PayPal : paypal.me/gloirewanief

Sur Orange Money : +221 77 596 54 07 ou Wave : +221 76 507 93 71

Vous pouvez aussi m’aider en me mettant en contact avec des organismes et autres institutions de vos pays respectifs ou autres qui seraient prêts à m’accompagner dans ce projet.

Surtout dans des pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Guinée Conakry, le Bénin, le Togo etc…

Merci à tous ceux qui me soutiennent et m’encouragent à aller plus loin.

Merci à tous ceux et celles qui m’ont fait découvrir Ndar.

Merci à ceux qui accordent du crédit à mon travail.

Merci à toi de m’avoir lu.

N’oubliez pas : #Faisons_le_nous_mêmes

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